Kinshasa et Bruxelles relancent leur coopération : ce qui est sur la table
Le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, a rencontré en Belgique les dirigeants de la Région de Bruxelles-Capitale. Mobilité, déchets, état civil, eau : voici ce que cette relance peut changer pour les Kinois.

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Le 7 septembre 2026, le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a rencontré en Belgique le ministre-président de la Région de Bruxelles-Capitale et le président du Parlement bruxellois. Selon un communiqué de l’hôtel de ville de Kinshasa, relayé par MediaCongo, la démarche a un but précis : « relancer et consolider la coopération décentralisée entre Kinshasa et Bruxelles ».
Les sujets mis sur la table
D’après ce communiqué, les échanges ont porté sur la mobilité, la gestion des déchets, l’état civil, l’eau, la formation et la jeunesse. Ce sont des services que les habitants de la capitale rencontrent chaque jour : transport, assainissement, obtention d’un acte, accès à l’eau potable, emploi des jeunes.
Le projet de « capitale africaine de la culture » entre Kinshasa et Brazzaville a également été évoqué, toujours selon le communiqué.
Un cadre qui existe déjà depuis 2016
Cette relance ne part pas de zéro. MediaCongo rappelle qu’un accord de coopération entre la Région bruxelloise et Kinshasa a été signé en 2016. Il couvre l’environnement, le renforcement des capacités administratives et institutionnelles, l’informatique, la culture et le genre.
Sur le terrain, la coopération passe aussi par les communes. Selon la même source, sept communes bruxelloises sont actives à Kinshasa dans le cadre du programme fédéral belge CIC. L’article cite Bruxelles, Ixelles, Uccle, Watermael-Boitsfort et Woluwe-Saint-Lambert, ainsi que six communes kinoises : Kinshasa, Bandalungwa, Kalamu, Kimbanseke, Kintambo et Limete.
Ce qui vient ensuite
Une délégation bruxelloise est attendue à Kinshasa en janvier 2027, indique le communiqué. C’est la prochaine échéance concrète annoncée. Elle devrait permettre de passer des intentions aux projets précis, avec un calendrier et des partenaires identifiés.
Ce rapprochement s’inscrit dans un contexte plus large de contacts entre la RDC et la Belgique. Selon l’ACP, le ministre congolais des Infrastructures et Travaux publics, John Banza, a tenu le 11 septembre à Kinshasa une séance de travail avec la chargée d’affaires a.i. de l’ambassade de Belgique, Stéphanie Melis, pour structurer des partenariats avec des entreprises belges. La même dépêche mentionne l’agence belge de développement Enabel et le projet de tramways de Kinshasa parmi les partenaires belges.
Ce que cela change pour les Kinois
À ce stade, il s’agit d’une volonté politique affichée : aucun montant ni calendrier de travaux n’a été annoncé à l’issue de la rencontre. L’enjeu pour les Kinois se jouera sur les domaines retenus : la mobilité et la gestion des déchets pèsent directement sur la vie quotidienne, l’état civil sur l’accès aux documents officiels, l’eau sur la santé publique.
La visite de janvier 2027 sera le moment de vérifier si cette coopération produit des projets visibles dans les communes de la capitale.


