Ebola à Kisangani : l’université suspend les stages cliniques de médecine pendant 30 jours
L'Université de Kisangani a suspendu pour 30 jours tous les stages cliniques de sa faculté de médecine, par crainte de contaminations à l'Ebola. La mesure intervient alors que la RDC a dépassé les 9 000 cas confirmés et que la Tshopo compte…

Le rectorat de l’Université de Kisangani (UNIKIS), dirigé par le professeur Mathieu Kirongozi, a publié mercredi 14 octobre un communiqué suspendant pour 30 jours, à compter du jour même, toutes les activités de stages cliniques de la faculté de médecine, y compris ceux des Cliniques universitaires de Kisangani, selon Actualite.cd.
Le motif avancé est le risque de contamination des étudiants au contact direct des patients, dans le contexte de l’épidémie d’Ebola. Le communiqué précise que tout contact direct avec les patients sans équipements de protection individuelle appropriés est « fortement déconseillé ».
Toujours selon Actualite.cd, des médecins stagiaires ont été écartés après avoir pris en charge un patient suspect d’Ebola, décédé, dont le test s’est ensuite révélé positif. Le média fait aussi état, d’après d’autres sources, d’un patient de médecine interne présentant des signes évocateurs, sans confirmation à ce stade. Il indique que les équipements de protection individuelle et les thermoflashs ne sont pas disponibles en quantité suffisante aux cliniques universitaires.
Cette décision s’inscrit dans une situation tendue dans la province. Le 12 octobre, le gouverneur Paulin Lendongolia a fait état de 62 cas confirmés en Tshopo, dont 25 décès et 29 guérisons, selon la RTNC. Il a dénoncé la prise en charge clandestine de personnes testées positives, sans information des équipes de riposte, indiqué que des établissements avaient déjà été suspendus et averti que la fermeture de la route nationale 4 pourrait être envisagée « si la situation venait à s’aggraver ».
À l’échelle du pays, les données gouvernementales publiées le 13 octobre font état de plus de 9 000 cas confirmés d’Ebola, selon Boursorama. Dans son dernier point, daté du 8 octobre, l’Organisation mondiale de la santé comptait 8 728 cas confirmés et 4 205 décès au 6 octobre, pour le virus Bundibugyo, avec sept provinces touchées. Ces chiffres évoluent chaque jour.
La reprise des stages fera l’objet d’une communication officielle. En attendant, la mesure interroge la manière de concilier la formation des futurs médecins et leur protection dans les services accueillant des malades.
Faut-il étendre ce type de mesure à d’autres facultés de médecine des provinces touchées ? Donnez votre avis en commentaire et partagez cet article.
Oui ou non pour le changement de la Constitution en RDC ?
Sur le même sujet

Grève générale dans la santé dès ce jeudi : en pleine épidémie d’Ebola, ce que réclament les soignants

Kinshasa : Daniel Bumba évalue les opérations gratuites de la cataracte et des maladies de la rétine


