Université de Kananga : un nouveau campus pour le Kasaï-Central, et deux défis à relever
Le 27 janvier 2026, le président Tshisekedi a inauguré le nouveau campus de l'Université de Kananga. Le site doit encore relever deux défis : le transport des étudiants et l'érosion.

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Le 27 janvier 2026, le président Félix Tshisekedi a inauguré le nouveau campus de l’Université de Kananga (Unikan), au Kasaï-Central. L’objectif affiché est de permettre aux jeunes de la région d’étudier sur place. Mais le site doit encore relever deux défis : l’accès et l’érosion.
Un campus conçu pour plusieurs milliers d’étudiants
Selon Actualite.cd, l’Université de Kananga est la principale institution publique d’enseignement supérieur de la province. Le nouveau campus peut accueillir environ 3 500 étudiants. Il comprend deux bâtiments administratifs de 72 bureaux et salles de réunion, 16 auditoires de 200 places, trois blocs résidentiels pour 200 étudiants, deux bibliothèques, 14 laboratoires de recherche, une salle informatique et un restaurant universitaire. L’offre compte sept filières et trois écoles spécialisées.
Radio Okapi donne d’autres chiffres : une capacité de 3 200 étudiants et neuf facultés, dont Médecine, Polytechnique, Droit, Agronomie et l’École supérieure des arts et métiers. Les deux médias n’utilisent pas la même présentation, mais décrivent le même établissement, avec bibliothèque, laboratoires, homes pour étudiants et restaurants universitaires.
Pourquoi ce campus compte pour le Kasaï-Central
D’après Radio Okapi, le campus est installé au village de Katambayi, à environ 12 kilomètres du centre-ville de Kananga. Il vise à freiner l’exode des jeunes vers d’autres provinces ou vers l’étranger pour leurs études supérieures. Actualite.cd rattache le projet au programme du gouvernement 2024-2028, qui prévoit la construction, la réhabilitation et l’équipement d’établissements d’enseignement supérieur.
Le jour de l’inauguration, un étudiant, François Tshiyoyo, confiait à Radio Okapi : « J’ai une joie immense, c’est extraordinaire. »
Le défi de l’accès
L’éloignement du site pose une question pratique. Selon Radio Okapi, des étudiants disent faire le trajet à pied et demandent le déploiement des bus académiques Trans Academia, déjà en service à Kinshasa. L’un d’eux a déclaré : « Il faut améliorer les conditions de transport car, pour l’instant, nous faisons le trajet à pied. »
Le défi de l’érosion
Autre sujet de préoccupation : selon un article de MediaCongo du 11 mai 2026, l’université fait face à « six têtes d’érosion ». Des travaux antiérosifs, notamment de canalisation, sont en cours, mais plusieurs zones restent exposées. Le média signale des ravins autour du campus, notamment près de la route Ntambwe Saint-Bernard, ainsi que des fissures et des crevasses visibles à plusieurs endroits. Il indique que ces érosions pourraient aussi menacer l’aéroport de Kananga, situé non loin, et que l’on craint une aggravation en cas de fortes pluies.
Étudiants et riverains demandent aux autorités de renforcer les travaux de stabilisation afin de protéger les bâtiments, les habitations voisines et la route.
Ce que cela change pour les familles
Un campus public à Kananga peut éviter à des familles du Kasaï-Central le coût d’un départ de leurs enfants vers une autre ville. Encore faut-il que le site reste accessible et stable. Le transport des étudiants et la lutte contre l’érosion seront les deux dossiers à suivre pour que le campus tienne ses promesses.
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