Grève générale dans la santé dès ce jeudi : en pleine épidémie d’Ebola, ce que réclament les soignants
L’Intersyndicale du secteur de la santé (ISS-RDC) annonce une grève générale à partir de ce jeudi 15 octobre 2026. Elle reproche au gouvernement de ne pas tenir ses engagements sur les conditions de travail des agents, alors que l’épidémie d’Ebola a dépassé…

Le secteur de la santé entre en grève ce jeudi 15 octobre 2026 à 8 h, à l’appel de l’Intersyndicale du secteur de la santé (ISS-RDC), selon Actualite.cd, Beto et Congo Quotidien. L’annonce tombe à un moment sensible : le pays fait face à une épidémie d’Ebola qui, selon des données gouvernementales rapportées le 13 octobre, a dépassé les 9 000 cas.
Dans une lettre adressée au vice-Premier ministre chargé de la Fonction publique, le syndicat dénonce le « non-respect des engagements gouvernementaux concernant les conditions de travail des agents ». Il rappelle avoir déjà adressé un ultimatum de 72 heures le 18 septembre, puis un préavis de grève de sept jours le 30 septembre, restés sans réponse satisfaisante.
Que réclament les agents ? Beto recense onze revendications. On y trouve l’admission sous statut, suspendue depuis 2023 selon le syndicat, et les promotions en grade : pour la majorité des professions de santé, la dernière remonte à 2002. Les agents demandent aussi le réajustement du barème promis depuis octobre 2023, l’alignement sur la prime de risque professionnel et le paiement des arriérés de cette prime.
La liste comprend encore la réaffectation des agents en attente d’affectation, la création d’une fonction publique hospitalière et la participation des représentants des agents à la mise en œuvre de la Couverture santé universelle.
Le syndicat tend pourtant la main. Il se dit « disposé à participer à toute rencontre sérieuse et constructive », à condition qu’elle débouche sur des engagements précis, un calendrier réaliste d’exécution et des mécanismes de suivi. Il met aussi en garde les responsables administratifs et sanitaires contre toute pression, intimidation, menace ou représailles visant les agents syndiqués.
Beaucoup de questions restent sans réponse à l’heure où nous écrivons : les informations publiées ne précisent ni la durée de la grève, ni les structures concernées, ni l’existence d’un service minimum. Pour les malades et leurs familles, ces zones d’ombre pèsent lourd. Nous suivrons l’évolution de la situation.
Soignants en colère ou État en retard sur ses promesses : qui doit faire le premier pas en pleine épidémie ? Donnez votre avis en commentaire et partagez cet article.
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