Ebola : à Beni, le décès d’une jeune médecin relance l’appel à protéger les soignants
Mercredi 28 octobre, la médecin Marie-France Shogogo est décédée au centre de traitement Ebola de Beni. Son décès relance l'appel à mieux protéger les soignants de première ligne, alors que l'épidémie dépasse les 10 000 cas confirmés.

Dans la lutte contre Ebola, les soignants sont en première ligne. Mercredi 28 octobre 2026, une médecin, Marie-France Shogogo, est décédée au centre de traitement Ebola de Beni, au Nord-Kivu, selon Actualite.cd. Son décès a été annoncé jeudi sur le réseau X par Jean Kaseya, directeur général d’Africa CDC.
Jean Kaseya, qui l’avait rencontrée à Beni, a jugé cette perte profondément douloureuse et révoltante. Il a décrit une jeune médecin dévouée et rappelé qu’il faut protéger ceux qui protègent les autres, selon des propos publiés sur X et rapportés par la presse. Il appelle à mieux protéger les soignants de première ligne.
Ce décès survient alors que l’épidémie, présente depuis mai, dépasse les 10 000 cas confirmés. Selon Radio Okapi et ONU Info, le pays comptait 10 060 cas confirmés et 4 887 décès au 25 octobre, répartis dans 66 zones de santé de huit provinces. Ces chiffres datent de cette date.
L’Ituri, la province la plus touchée, concentre 7 211 cas (environ 71 % du total) et 3 370 décès, d’après ces mêmes sources. Le Nord-Kivu compte 2 309 cas et 1 293 décès. Pour la seule journée du 25 octobre, 96 nouveaux cas ont été recensés (58 au Nord-Kivu, 32 en Ituri et 6 en Tshopo), ainsi que 46 décès. Le 30 octobre, Radio Okapi rapportait que les mesures de prévention restaient encore peu respectées à Beni, Butembo et Lubero.
Une lueur d’espoir toutefois : selon ONU Info, un essai vaccinal baptisé « Tumaini » a été lancé à Bunia, en Ituri, avec l’Institut national de recherche biomédicale (INRB). Les quatre premiers participants ont été vaccinés avec deux candidats vaccins contre le virus Bundibugyo, dans une logique de vaccination en anneau. Il s’agit d’un essai : des résultats sont possibles dans plusieurs mois.
En attendant, la protection de celles et ceux qui soignent reste une urgence aussi humaine que sanitaire. Que faudrait-il faire en priorité pour mieux protéger les soignants de l’est du pays ? Partagez votre avis en commentaire.


