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Ebola : le Nord-Kivu s’arrête un jour pour honorer plus de 1 100 morts

Ce lundi 19 octobre, le Nord-Kivu vit une journée « Stop Ebola » : les activités non essentielles sont suspendues pour se recueillir en mémoire des victimes et sensibiliser la population. Selon les autorités provinciales, l'épidémie a fait 1 110 morts pour…

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Ce lundi 19 octobre, le Nord-Kivu a choisi de s’arrêter. Par décision du gouvernement provincial, les activités professionnelles, commerciales et scolaires, ainsi que les cultes et les autres activités jugées non indispensables, sont suspendues le temps d’une journée « Stop Ebola », selon Reporter.cd et Congo Quotidien.

Les établissements de soins, les pharmacies, les équipes de riposte contre Ebola et les services de sécurité continuent de fonctionner. La journée poursuit deux objectifs : se recueillir en mémoire des victimes et témoigner de la solidarité aux familles endeuillées, et sensibiliser les communautés aux dangers de la maladie.

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La décision a été annoncée le 9 octobre dans un communiqué signé à Beni par David Kamuha Musubao, directeur de cabinet du gouverneur. Elle fait suite à une concertation avec les autorités politico-administratives, les leaders communautaires, la société civile, les femmes, les jeunes, les confessions religieuses et les opérateurs économiques.

Les chiffres expliquent cette mobilisation. Selon l’autorité provinciale, le Nord-Kivu comptait au 8 octobre 1 859 cas confirmés, 1 110 décès et 496 cas actifs. À l’échelle du pays, le dernier bilan de l’OMS publié le 15 octobre, cité par Radio Okapi, fait état de 9 144 cas confirmés et 4 410 décès dans sept provinces de l’est et 65 zones de santé, provoqués par la souche Bundibugyo. L’Ituri reste la province la plus touchée, avec plus de 70 % des cas confirmés depuis le début de l’épidémie, déclarée il y a cinq mois. Ces chiffres évoluent chaque jour.

Sur le terrain, la riposte reste difficile. L’OMS pointe des retards dans la détection des cas, des difficultés à retrouver les personnes en contact avec les malades, l’insécurité et l’accès compliqué à certaines communautés. Au Nord-Kivu, les lits réservés aux cas suspects sont presque saturés et les ambulances sont limitées, rapporte Radio Okapi.

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Les soignants, eux, tirent la sonnette d’alarme. Le 15 octobre, l’intersyndicale du personnel de santé de Beni-Butembo-Lubero a adressé au gouverneur un préavis de grève : elle lui laisse 14 jours pour répondre. Elle réclame des équipements de protection pour tous les établissements des zones touchées et une prime de risque pour tous les agents exposés, et pas seulement ceux des centres de traitement. « Certains ont déjà été contaminés dans l’exercice de leurs fonctions », souligne son coordonnateur adjoint, Mongerwa Nzoli. Au 18 octobre, le gouverneur n’avait pas encore répondu, selon Radio Okapi.

Arrêter toute une province pendant une journée : geste symbolique ou vrai coup de pouce à la sensibilisation ? Et que faudrait-il faire en priorité pour soutenir ceux qui soignent les malades ? Dites-nous ce que vous en pensez.

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La Rédaction CongoActu

La Rédaction de CongoActu suit l'actualité politique, économique et sociale de la République démocratique du Congo depuis Kinshasa. Elle publie 7j/7 des informations vérifiées et recoupées à destination des lecteurs en RDC et de la diaspora.

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