Kinshasa amorce un tournant historique avec son premier projet de Station de Traitement des Boues de Vidange

La ville-province de Kinshasa franchit une étape majeure dans sa politique d’assainissement. Le gouverneur Daniel Bumba Lubaki a ouvert, jeudi au Fleuve Congo Hôtel, un atelier de haut niveau consacré à la gouvernance de la future Station de Traitement des Boues de Vidange (STBV), une infrastructure inédite destinée à améliorer durablement la gestion des déchets liquides dans la capitale congolaise.

Réunissant les autorités publiques, les partenaires techniques et financiers, les experts, les opérateurs privés ainsi que les représentants de la société civile, cette rencontre vise à définir un modèle de gouvernance efficace pour assurer la réussite et la pérennité de ce projet stratégique.

Dans son intervention, Daniel Bumba Lubaki a salué le travail de la Cellule d’Exécution des Projets-Eau (CEP-O), de la Banque mondiale et de la Cellule de Développement Urbain de Kinshasa (CDUK), qui ont rendu possible l’organisation de cet atelier. Il a rappelé que la future STBV s’inscrit dans le cadre du Programme multisectoriel de résilience urbaine de Kinshasa.

Selon le gouverneur, cette infrastructure permettra de mieux encadrer le traitement des boues de vidange, de limiter les déversements incontrôlés dans les rivières et les espaces publics, tout en renforçant la protection de la santé publique et de l’environnement.
« Au-delà des recommandations qui seront formulées aujourd’hui, notre responsabilité collective est de préparer l’avenir », a déclaré Daniel Bumba Lubaki.
Il a insisté sur la nécessité de mettre en place un système de gouvernance capable de garantir la durabilité des investissements, d’encourager la participation du secteur privé et d’améliorer la qualité des services offerts aux habitants de Kinshasa.
De son côté, le coordonnateur national de la CEP-O, Nestor Manduku Mbuta, a souligné que cette initiative dépasse le simple cadre technique. À ses yeux, elle constitue une avancée importante vers la mise en place d’un service public d’assainissement moderne, performant et durable.

« Il est temps de passer des études aux décisions et des investissements à un véritable système de service capable d’améliorer durablement les conditions de vie des Kinoises et des Kinois », a-t-il affirmé.
Le coordonnateur de la CDUK, Tom Kisenda, a quant à lui mis en avant la portée historique de cette démarche. Il a estimé que les travaux engagés aujourd’hui constituent un investissement en faveur des générations futures et s’inscrivent pleinement dans la dynamique de modernisation de la capitale.

La secrétaire générale à l’Environnement, au Développement rural et à la Nouvelle économie du climat, Pascaline Mbangu Kikumbi, a également pris part aux travaux et a exprimé sa satisfaction de voir Kinshasa s’engager dans la construction d’une infrastructure essentielle pour l’assainissement des déchets liquides.

Les conclusions de cet atelier sont attendues dans les prochains jours et devraient permettre de poser les bases de la gouvernance de la première Station de Traitement des Boues de Vidange de Kinshasa, un projet appelé à renforcer la résilience environnementale et sanitaire de la capitale congolaise.


