Ebola en RDC : plus de 4 000 morts, l’épidémie la plus meurtrière de l’histoire du pays
L'épidémie d'Ebola due à la souche Bundibugyo frappe la RDC depuis le 15 mai 2026. Selon le dernier bilan consulté, daté du 2 octobre, elle a fait 4 018 morts pour 8 300 cas confirmés, ce qui en fait la plus meurtrière…

Le dernier bilan que nous avons pu consulter, publié le vendredi 2 octobre 2026 à partir des données des autorités congolaises, fait état de 8 300 cas confirmés d’Ebola et de 4 018 décès en République démocratique du Congo. Plus de 2 000 personnes ont été déclarées guéries. Ces chiffres évoluent chaque jour : ils sont probablement dépassés à l’heure où vous lisez ces lignes.
L’épidémie a été déclarée le 15 mai 2026. Elle est causée cette fois par la souche Bundibugyo, et a pour épicentre l’Ituri et touche six autres provinces : le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Bas-Uélé, le Haut-Uélé, la Tshopo et le Sud-Ubangi, soit sept provinces au total.
Elle est déjà la plus meurtrière de l’histoire du pays. Elle a dépassé, dès la mi-août, le bilan de l’épidémie de 2018-2020 dans l’Est, qui avait fait environ 2 300 morts. Début septembre, plus de 6 000 cas confirmés avaient déjà été recensés, plus de 100 jours après le début de la flambée.
La répartition détaillée la plus récente que nous ayons trouvée date du 19 septembre (7 672 cas, 3 699 décès). L’Ituri restait l’épicentre, avec 5 913 cas et 2 703 décès, et 28 zones de santé touchées sur 36. Suivaient le Nord-Kivu (1 402 cas, 850 décès), le Haut-Uélé (307 cas, 126 décès), la Tshopo (39 cas, 14 décès), le Bas-Uélé (7 cas, 4 décès), le Sud-Kivu (3 cas, 1 décès) et le Sud-Ubangi (1 cas, 1 décès). Kinshasa ne figurait pas parmi les provinces touchées citées dans ces bilans.
Le taux de létalité global s’établit à 48,4 %. Autrement dit, près d’un malade confirmé sur deux n’a pas survécu.
Les autorités sanitaires soulignent une difficulté majeure : une part importante des décès survient dans les communautés, avant l’arrivée des malades dans les centres de traitement. Avec l’insécurité et les déplacements de population, cela complique la détection précoce et le suivi des contacts.
Le réflexe officiel est simple : toute personne présentant des symptômes compatibles avec Ebola, ou ayant été en contact avec un cas suspect, doit se signaler rapidement. Un numéro vert gratuit, le 151, est disponible pour les alertes et l’orientation.
Selon vous, la riposte est-elle à la hauteur de cette crise ? Partagez cet article pour que chacun connaisse le numéro 151 et donnez votre avis en commentaire.





