RDC : Joseph Kabila fixé sur son sort ce mardi à la Haute cour militaire

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Selon l’extrait de rôle consulté lundi par notre rédaction, le sénateur à vie est poursuivi pour de lourdes accusations, parmi lesquelles la participation à un mouvement insurrectionnel, des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, des faits d’homicide intentionnel par balles, de trahison, d’apologie, ainsi que des actes présumés de viol, torture et occupation par la force de la ville de Goma.
Un procès aux multiples enjeux
Ce procès impliquant pour la toute première fois un ancien chef de l’État retient l’attention des milliers des gens tant au niveau national qu’international. Jamais dans l’histoire récente du pays, un ancien chef de l’État n’avait été traduit devant une juridiction militaire pour répondre de faits aussi graves.
Pour les plaignants, l’issue du dossier marquera un tournant dans la lutte contre l’impunité en RDC, surtout à un moment où les violences persistent dans l’Est du pays.
Silence du camp Kabila
Jusqu’ici, l’entourage de Joseph Kabila s’est montré discret, évitant tout commentaire public sur le déroulement du procès. Par contre, ses partisans, eux, dénoncent un acharnement politique visant à salir l’image de celui qui a dirigé la RDC de 2001 à 2019.
Verdict tant attendu
La Haute cour militaire de Kinshasa doit se prononcer mardi. Un jugement qui pourrait redessiner les équilibres politiques et institutionnels du pays, alors que la question de la sécurité à l’Est reste l’un des défis majeurs pour les autorités en place.
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