Les députés nationaux ont déposé leurs pétitions visant à déchoir le président de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda, ainsi que quelques membres de son bureau.
Ces initiatives ont été remises ce lundi 15 septembre 2025 au cabinet du premier vice-président, Isaac Tshilumbayi, en présence d’un huissier de justice pour en attester la réception.
Une fois la plénière du jour terminée, les pétitionnaires se sont rendus au cabinet de Kamerhe, mais ont trouvé les bureaux fermés. Sous tension, ils ont tenu à ce que leurs pétitions soient déposées le jour même.
Les reproches formulés par les pétitionnaires à l’encontre du Bureau Kamerhe sont nombreux. Ils dénoncent notamment une « gestion opaque » des finances de l’Assemblée nationale, l’ignorance de la situation sociale des députés, des votes de lois légères, ainsi que des moyens de contrôle parlementaire retardés ou bloqués.
Selon le député Crispin Mbindule, membre de l’UDPS-Tshisekedi et ancien de l’UNC de Vital Kamerhe, l’un des signataires des pétitions, plus de 200 députés ont déjà apposé leur signature, dépassant ainsi le seuil de recevabilité prévu par la loi.
Ces pétitions marquent une nouvelle étape dans la tension politique qui règne en République démocratique du Congo.
Depuis l’élection controversée de Jeanine Mabunda à la tête de l’Assemblée nationale en janvier 2019, les relations entre elle et une partie des députés ne cessent de se détériorer.
Cette nouvelle tentative de destitution intervient dans un contexte de crise économique et sociale, exacerbé par la pandémie de Covid-19 qui a mis à mal le système de santé et l’économie du pays.
Les députés demandent ainsi des comptes à leurs leaders et exigent une gestion plus transparente des fonds publics.
Si ces pétitions aboutissent, cela pourrait entraîner un remaniement important au sein du Bureau Kamerhe et ainsi changer la donne politique en RDC. Affaire à suivre.
