VLISCO : Monique Gieskes écope de 6 mois de servitude pénale

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L’affaire opposant la firme textile hollandaise VLISCO et son ancienne gérante au Congo, Monique Gieskes, licenciée, il y a quelques mois pour fautes lourdes, a connu son épilogue. Cette fois, c’est le Tribunal de Paix de Kinshasa/Gombe qui s’est prononcé en matière répressive, condamnant Mme Gieskes à 6 mois de servitude pénale principale et à une amende de 1 million de francs congolais, récupérable par 14 jours de servitude pénale subsidiaire. Le Tribunal a également ordonné la restitution par la prévenue de la somme de 54.300 USD et de 67.600 yards de marque Vlisco et 500 yards de marque Woodin d’une valeur commerciale de 675.000 USD à la partie civile. Mais aussi est-elle condamnée à payer à la partie civile l’équivalent en FC de 3.000USD à titre des dommages et intérêts.

C’est donc un ouf de soulagement pour la société VLISCO qui a entrepris cette démarche judiciaire dans le but de recouvrer ses droits les plus légitimes et de laisser chacun répondre de ses droits devant la justice.

La décision de ce jour intervient après l’appel interjeté contre le jugement rendu par le Tribunal de commerce de Kinshasa Gombe en défaveur de Vlisco Congo. Toutefois, la société était déterminée à poursuivre l’action pénale engagée contre son ex-gérante.

Le Groupe avait, en effet, trouvé inconcevable que le Tribunal de commerce ait pu ordonner la réintégration immédiate et sans délai de Monique Gieskes et procéder au paiement des arriérés de sa rémunération ainsi que d’autres avantages liés à sa fonction, alors qu’il y avait sur la table des faits des manques significatifs de stocks et de fonds établis par un audit interne et externe de renommée internationale.

L’ancienne gérante, elle, évoquait plutôt une révocation illégale. Finalement, le droit a parlé.

Pour VLISCO, madame Monique Gieske s’est vue révoquée de ses fonctions pour faute de gestion, et son contrat de travail a été résilié pour faute lourde. Cependant, les avocats de la firme hollandaise avaient dénoncé des « manœuvres peu orthodoxes » de l’avocat général du parquet près la Cour de cassation qui se serait érigé en véritable protecteur de Monique Gieskes.

Le souhait de VLISCO est resté de voir madame Monique Gieskes libérer la maison que la société louait pour elle et qu’elle continue à occuper.

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