RDC: les tensions politiques, les attaques armées, les déplacements et les menaces COVID se poursuivent

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Leila Zerrougui , représentante spéciale et chef de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC ( MONUSCO ), a mis en garde contre l’intensification des tensions politiques dans le pays, y compris des fissures au sein de la coalition au pouvoir et une menace présidentielle de dissoudre l’Assemblée nationale.

Au cours du mois dernier, la direction de la mission a rencontré de nombreux représentants, y compris des dirigeants de la société civile, pour diffuser de «nouvelles provocations» qui menacent la sécurité et la stabilité économique, les encourageant à «résoudre leurs différends par le dialogue», a-t-elle expliqué, assurant que l’ONU continuerait «de faciliter une résolution rapide et pacifique».

Notant l’importance de l’obligation de rendre des comptes pour les auteurs d’atrocités, le Représentant spécial a souligné le récent procès et la condamnation de Ntabo Ntaberi Sheka pour crimes de guerre, y compris le viol, l’esclavage sexuel et le recrutement d’enfants, affirmant que la résolution «représente un pas en avant important pour les Congolais. justice militaire dans la lutte contre l’impunité ».

La MONUSCO cruciale

Le responsable de l’ONU s’est dit préoccupé par la situation dans l’est du Congo, où «l’insécurité, les graves violations des droits de l’homme et les déplacements continuent d’affecter les civils, notamment les femmes et les enfants».

Elle a informé que la violence des groupes armés nationaux et étrangers persiste dans les territoires de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, ce qui sert à «souligner le rôle crucial» de la force de la MONUSCO dans l’expansion de l’autorité de l’État et «dissuader la violence contre les civils».

Travailler ensemble

Parmi les autres défis graves figurent le vol de ressources naturelles par des groupes armés, qui, selon Mme Zerrougi, nécessitent des «efforts régionaux et internationaux» pour s’attaquer.

Dans le même temps, elle a salué les autorités congolaises pour leurs efforts visant à «s’engager de manière constructive avec les voisins du pays pour résoudre leurs différends, favoriser la coopération économique régionale et consolider la paix et la stabilité régionales».

L’envoyé des Nations Unies a également affirmé que la MONUSCO continuerait de coopérer étroitement avec le Secrétaire général pour les Grands Lacs pour soutenir le gouvernement et travailler en étroite collaboration avec l’Union africaine, la Conférence internationale de la région des Grands Lacs et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). «Pour assurer des synergies et pour nous assurer que notre investissement conjoint dans le soutien de la stabilité régionale apporte des résultats maximum».

Protéger les gens

«La protection des civils reste une priorité centrale de la MONUSCO», a affirmé le Représentant spécial.

Dans un contexte de détérioration de la situation humanitaire dans les provinces touchées par le conflit, elle a signalé que, bien que la MONUSCO continue à utiliser une «approche globale de la mission» – impliquant des composantes civiles, militaires et policières – la protection des civils dépend «fortement d’un accès sans entrave aux ceux dans le besoin”.

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Mme Zerrougui a fermement condamné les récentes attaques contre les travailleurs humanitaires qui, malgré de nombreux défis opérationnels et sécuritaires, continuent d’aider les populations civiles vulnérables.

«La capacité des travailleurs humanitaires à soutenir les autorités congolaises est absolument essentielle pour soulager les souffrances des victimes du conflit et a été essentielle pour mettre fin à la 11e épidémie d’Ebola dans la province de l’Équateur», a-t-elle souligné.

Péage COVID

Alors que l’ONU s’engage à maintenir son soutien à ses responsabilités de protection, l’impact du COVID-19 le rend de plus en plus difficile.

En soulignant l’ impact du coronavirus sur la MONUSCO, le chef de mission a révélé que 173 membres du personnel avaient été testés positifs au COVID-19, dont six sont décédés après l’avoir contracté.

Elle a attesté que toutes les mesures possibles pour minimiser la propagation et gérer les cas ont été mises en place.

Stratégie de sortie

À ce jour, la MONUSCO opère dans la capitale Kinshasa et dans six autres provinces.

Le Représentant spécial a informé le Conseil de nouvelles discussions avec le gouvernement de la RDC pour faciliter le retrait progressif de la mission, envisageant des «stratégies spécifiques à chaque province» pour consolider son empreinte dans les territoires les plus touchés par les conflits du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri.

Étant donné que les autorités de l’État sont en dernier ressort responsables de la protection des civils, elle a conclu en disant que la MONUSCO soutenait le plan national de réforme de la police; plaidoyer pour de nouveaux cadres de désarmement, de démobilisation et de réintégration communautaire pour les ex-combattants; et se tient prêt à intensifier les efforts de coordination de l’appui international pour la réforme du secteur de la sécurité.

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