RDC : les caucus des députés des 26 provinces dénoncent la création du Front national pour la refondation

Les caucus des députés nationaux des 26 provinces de la République démocratique du Congo ont dénoncé, dans une déclaration commune prononcée ce vendredi 17 octobre 2026 à l’Assemblée nationale, la création du Front national pour la refondation (FRN), qu’ils attribuent à l’ancien président de la République, Joseph Kabila Kabange.
Dans leur déclaration, ces élus nationaux se disent stupéfaits par ce qu’ils présentent comme la mutation de l’Alliance Fleuve Congo (AFC)/M23 en Front national pour la refondation (FRN). Ils accusent l’ancien chef de l’État, qui a dirigé le pays pendant 18 ans, d’avoir renoncé à son honneur en choisissant, selon eux, la voie des armes.

Les députés signataires dénoncent une tentative de reconquête du pouvoir par la force, qu’ils considèrent comme une violation de la Constitution, notamment de son article 64, qui consacre le devoir de chaque Congolais de faire échec à toute personne ou tout groupe de personnes qui prend le pouvoir par la force ou l’exerce en violation des dispositions constitutionnelles.
Par ailleurs, les responsables des caucus mettent en cause une présumée connivence entre Joseph Kabila et le président rwandais, Paul Kagame, qu’ils accusent d’être impliqués dans cette nouvelle dynamique politico-militaire.
Face à cette situation, les élus nationaux appellent la population congolaise à rejeter cette initiative et à faire barrage à ce qu’ils qualifient d’« énième rébellion », en privilégiant la défense de la souveraineté nationale et le respect de l’ordre constitutionnel.
Cette prise de position intervient dans un contexte de fortes tensions sécuritaires dans l’est de la RDC, où les autorités congolaises dénoncent régulièrement le soutien présumé du Rwanda aux rebelles de l’AFC/M23, des accusations que Kigali conteste.
Les signataires réaffirment ainsi leur opposition à toute tentative de changement de pouvoir par les armes et exhortent les Congolais à rester mobilisés face aux menaces qu’ils estiment peser sur l’intégrité territoriale et la stabilité du pays.
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