RDC : GEC préconise trois garde-fous pour réduire l’influence politique sur la CENI

Ceni
Ceni

Le Groupe d’étude sur le Congo (GEC) encourage les autorités de la République Démocratique du Congo à mettre en place des garde-fous pour dépolitiser la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

Dans un rapport publié ce jeudi 7 janvier 2021, GEC justifie cette proposition par le fait que la réforme électorale demeure un débat permanent en République Démocratique du Congo.

En effet, souligne le rapport de GEC, depuis 2006, cycle électoral après cycle électoral, les différents scrutins organisés n’ont pas permis de mettre fin à la crise récurrente de légitimité. Ce qui était pourtant l’engagement des acteurs politiques et sociaux à Sun City au début des années 2000.

Pour le Groupe d’étude sur le Congo, la dépolitisation de la CENI, dans le contexte politique congolais actuel, est difficilement réalisable, voire impossible.

Ainsi, il propose trois garde-fous à mettre place:

Le premier garde-fou, pour réduire l’influence politique persistante sur la Ceni, il faudra accroître la transparence des opérations électorales et renforcer la redevabilité des membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante.

Cette transparence, souligne GEC, passerait, entre autres, par une composition réellement équilibrée au sein de la CENI.

Pour ce faire, suggère-t-il, « les membres pourraient être désignés à l’issue d’un processus de double validation consensuelle. Ce qui favorisera un équilibre qui devrait également se refléter dans le processus de prise de décision au sein de la CENI ». Cela éviterait l’avènement d’un Président de la Commission électorale tout puissant.

A ce niveau, le rapport s’inspire également des choix audacieux que certains pays africains ont dû opérer dans ce domaine.

Deuxième garde-fou, la nécessité de rendre les membres de la future CENI redevables.

Il faudra aussi soumettre leur gestion à des audits réguliers interne et externe et d’encadrer légalement leurs pouvoirs.

En promouvant la transparence tant financière qu’opérationnelle, la CENI se verra obligée à tenir régulièrement informé le public sur l’évolution de chaque étape du processus électoral.

« Il s’agit de la phase d’inscription des électeurs sur le fichier électoral à celle de la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote, en passant par le respect de la procédure de conclusion des marchés publics, mais aussi de la gestion des fonds publics mis à sa disposition », indique le rapport du GEC.

Troisième garde-fou, la mise en place d’un cadre consensuel pour enclencher ce nouveau processus de réforme de la Ceni. A cela, il faut ajouter l’émergence d’une volonté politique tendant à éviter toute interférence partisane dans la conduite des opérations électorales.

« Sans l’indépendance structurelle de la commission électorale à venir, même renforcée, le pays ne pourra pas sortir de l’impasse démocratique », insiste ce rapport.

Pour GEC, la question de la réforme de la CENI demeure une préoccupation avec la tenue des élections prévues en 2023.

Et ce sujet est souvent revenu dans les échanges entre le Président Félix Tshisekedi et ses différents invités dans le cadre des consultations présidentielles initiées en fin 2020.

Avec ces trois garde-fous, estime le Groupe d’Etude sur le Congo, on pourra enfin parler d’une Commission Nationale Électorale Indépendante en République Démocratique du Congo.

Zoom-eco/ congoactu.net

Total
3
Shares
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Previous Article
Fb Img 1609960104827

LAMBERT MENDE OMALANGA REÇU PAR LE CHEF DE L'ETAT FELIX ANTOINE TSHISEKEDI

Next Article
Fb Img 1609960104827

RDC : « Le parti (CCU) va se réunir incessamment pour déterminer une ligne à suivre » Lambert Mende

Related Posts
Total
3
Share