RDC : Enquête sur les attaques meurtrières des rebelles du M23 à Binza

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Outre les 319 civils décédés et attestés par le Haut-Commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies qui a exprimé sa « consternation » face aux offensives du M23, de nouvelles tueries ont été rapportées entre le 30 juillet et le 8 août 2025, provoquant au moins 41 décès selon un décompte temporaire :
•Kiseguro : 6 morts •Kihito : 6 morts •Nyamilima : 25 morts •Nyabanira : 4 morts Des sources locales affirment que d’autres corps n’ont pas encore été retrouvés. Contexte et justification avancée par le M23 Selon une source interne au mouvement, le M23 aurait entrepris des opérations contre les FDLR et les Nyatura dans le groupement de Binza.
Ces groupes armés circuleraient en tenue civile, armés, et se mêleraient aux cultivateurs dans les champs, rendant leur identification difficile lors des opérations militaires. La source affirme que le M23 avait recruté des personnes dans plusieurs villages du territoire de Rutshuru où il estime que les FDLR sont encore actifs, notamment : Kiseguro, Kihito, Nyamilima, Nyabanira, Kanyakiri, Kigaligali, Dubai, Katanga, Lubumbashi, Kasave, Kakoro et Busesa.
Les rebelles ont diffusé ce récit via le site africanfacts.org, un blog de propagande qu’ils utilisent pour justifier leurs actions.
Chronologie des faits •16 juin 2025 : À l’issue d’un salongo (travaux communautaires), les rebelles du M23 tiennent une réunion publique à Kiseguro pour annoncer officiellement le lancement d’une « opération de traque des FDLR ».
•09 et 10 juillet 2025 : Des combattants du M23, venus de plusieurs directions, encerclent les champs cultivés autour des villages ciblés. Les habitants, pour la plupart des agriculteurs venus d’autres coins de la province en raison de la fertilité des terres, se retrouvent piégés dans un dispositif stratégique mis en place par les assaillants.
•Les civils, confondus avec des combattants FDLR, sont alors massacrés.

