RDC : 349 députés adoptent le projet de budget 2021

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S’adressant aux députés avant le vote dudit projet, Jeanine Mabunda a rappelé l’obligation pour les élus de privilégier l’intérêt de la population, insistant sur le fait que le budget 2021 doit donner de l’espoir aux Congolais.

Après quoi, le rapport de la Commission Ecofin, relatif au budget de l’exercice 2021, a été adopté moyennant les observations et recommandations des députés nationaux à l’Exécutif. Les élus veulent voir l’accent être mis sur les secteurs sociaux au bénéfice de la population.

Élaboré dans un contexte international marqué par la crise due à la pandémie de Covid-19, la loi de finances de l’exercice 2021 repose sur les principaux indicateurs et agrégats macroéconomiques. A savoir, le taux de croissance du PIB de 3,2%, le déflateur du PIB de 8,7%, le taux d’inflation moyen de 15,1% et le taux d’inflation fin période de 8,8%, le taux de change moyen de 2.067,80 FC/ dollars; le taux de change fin période 2.013,40% FC/dollars; le PIB réel à 12.842,95 milliards de Fc et le PIB nominal à 111.904,00 milliards de Fc avec une pression fiscale de 8,4%, selon le service de communication de l’Assemblée nationale.

Le budget de l’exercice 2021 est présenté en équilibre, en recettes et en dépenses à 14.620,5 milliards de Fc équivalent à 7,1 milliards de dollars soit une régression de 21,2% par rapport au budget de l’exercice 2020 chiffré à 18, 545, 2 milliards de Fc.

Centré sur la poursuite de la mise en application du Programme du Gouvernement adopté par l’Assemblée nationale en septembre 2019, ce Projet de loi de Finances tient compte des mesures contenues dans le Programme multisectoriel d’urgence d’atténuation des impacts de la Covid-19, institué en mai dernier par le Gouvernement pour lutter contre cette pandémie et la résilience de l’économie face aux chocs exogènes qu’elle entraîne.

Cependant, en termes de perspectives économiques, après la chute de la croissance mondiale à 4,9% en 2020, le FMI annonce une reprise en 2021, en tablant sur une croissance mondiale de 5,4%, imputable notamment aussi bien à l’atténuation des effets de la pandémie qu’à la mise en œuvre des plans de relance adoptés par les différents gouvernements.

Selon le rapport de l’ECOFIN, la croissance en 2021 pourrait, toutes choses restants égales par ailleurs, se situer autour de 4,8%, dans les pays avancés, 5,9% dans les pays émergents et en développement et 3,4% en Afrique subsaharienne contre respectivement -8,0%, -3,0% et -3,2% en 2020.

A l’interne, des experts projettent l’hypothèse d’une reprise de la production minière consécutive à l’embellie des cours des produits d’exportation du pays, la relance de l’agriculture et de l’agro-industrie, dans une perspective de bonne coordination des politiques budgétaires et monétaire.

Ce projet de Finances est constitué de budget général de 13.202.2 milliards de Fc ; des budgets annexes de 362,8 milliards de Fc, et comptes spéciaux de 670,2 milliards de Fc, indique le service de communication de l’Assemblée nationale.

On explique que lors des débats à la Commission Ecofin, les députés ont relevé des points liés à l’irrationalité des fondamentaux du Projet du budget pour l’exercice 2021. A savoir le PIB retenu dans le cadrage macroéconomique est sous-évalué. Car il n’intègre pas des pans entiers de l’économie informelle qui participe de beaucoup dans la satisfaction de besoins sociaux de base. Ce secteur informel a été salutaire dans la stabilisation du pays au moment de la survenance de la pandémie de Covid-19 qui a désarticulé le système économique classique.

D’où, l’urgence de l’organiser afin de la capter dans les statistiques nationales et de réduire le déficit national qui implique des importations compensatoires, notamment : les prévisions des dépenses dans les secteurs du développement rural, de la pêche, de l’élevage, de l’agriculture, de la formation des ouvriers qualifiés dans divers domaines à travers des incubateurs d’entreprises pour préparer l’envol économique du pays, de l’énergie sont négligées.

S’agissant de la cohérence du cadre macroéconomique avec les potentialités du pays, il sied de rappeler que depuis 2013, le modèle du cadre macroéconomique de la RDC intègre dans le calcul du PIB, les données de l’activité économique captées par le système National 93 dont le champ est plus élargi, plutôt que le système national 68 qui n’intégrait pas par exemple le secteur informel.

On rappelle qu’après son adoption par l’Assemblée nationale, le projet de loi de finances 2021 sera envoyé au Sénat pour une seconde lecture, avant sa promulgation par le Président de la République.

Ce projet de budget 2021 a été déposé le 30 octobre dernier au bureau de l’Assemblée nationale par le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

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