Pétrole en RDC : Les anciennes autorités travaillaient au détriment du peuple

arton246

S’exprimant sur l’exploitation pétrolière en République Démocratique du Congo dans l’émission RDC source d’infos, Marcellin Bilomba avait confirmé que le bloc 14C est un bloc pétrolier commune entre la République Démocratique du Congo et République l’Angola pour une exploitation commune. Contre tout attente, Dan Gertler pour une histoire montée de toutes pièces s’est improvisé propriétaire de  ce bloc et a soutenu qu’il aurait dépensé 3.000.000 de dollars américains pour son acquisition auprès du ministère des hydrocarbures. Pour le céder, il fallait lui donner la somme de 250.000.000 dollars américains.

Pour les parties, représentées par Sonangol pour l’Angolais   et  la Sonahydroc  pour la République Démocratique du Congo, cette somme jugée exorbitante par l’Angola était bien accueillie par les autorités congolaises du régime passé. Ces derniers, une fois la somme de 250.000.000 de dollars versée par les deux pays, allaient se le partager en cachette. Après négociation avec l’Angola, c’est la somme de 150.000.000 qui était retenue. Contre toute attente, la République Démocratique du Congo n’avait rien donné. C’est l’Angola seul qui avait versée ladite somme.

Mines : pendant 20 ans, rien n’est venu !

Au cours d’une émission sur RFI intitulée « ils m’ont dit », Albert Yuma Mulimbi, président de la Gécamines (Générale des carrières et des mines) et de la FEC (Fédération des Entreprises du Congo) a eu à faire des révélations troublantes. Selon ses propos, c’est la Banque Mondiale et le FMI qui décident en demandant à la RDC de céder ses carrés miniers aux partenaires   techniques et financiers internationaux qui ont les moyens car le pays n’a aucune possibilité pour les exploiter. C’est l’erreur fatale commise par la République Démocratique du Congo, selon lui.

Car, lorsqu’on dit que la RDC a exploité plus 1000.000 de tonnes de cuivre et plus de 100.000 tonnes de cobalt, c’est 5 ou 6 entreprises étrangères dans lesquelles, l’entreprise de l’Etat, n’est qu’un actionnaire minoritaire et n’a quasiment rien à dire.  Et pourtant, selon Albert Yuma, lorsque l’Etat était seule  avec la Gécamines dans le secteur minier, l’on produisait près de 500.000 tonnes par an. La Gécamines subvenait à près de 70% de tous les besoins budgétaires. Aujourd’hui, avec plus d’un million de tonnes exportées, ces entreprises ne contribuent même pas à près de 17% du budget de l’Etat. Pendant près de 20 ans, alors qu’on avait promis des dividendes pour la Gécamines, des impôts pour la reconstruction de l’Etat, rien n’est venu.

Cette situation, a confirmé Albert Yuma, est très facile à comprendre. Toutes  ces entreprises chinoises et européennes ont pris les gisements congolais pour les donner en garantie aux banques étrangères. En retour, ce sont des prêts qu’elles ont apportés à l’Etat congolais pour un taux dépassant les 10%. D’où finalement le paradoxe selon lequel ces richesses ne profitent pas aux Congolais mais aux entreprises étrangères.

Total
0
Shares
Laisser un commentaire

Previous Article
images.jpeg 246

Hospitalisé à Kinshasa, le comédien Yandi Mosi lance un SOS au gouvernement pour son évacuation en Europe

Next Article
Kabund 3

Rapport Mapping : Kabund fustige « la posture négationniste du président Rwandais »

Related Posts
Total
0
Share