Matadi : le principal port de la RDC, une ville en chantier
Matadi est le principal port de la RDC et son terminal à conteneurs fait l'objet d'un projet de modernisation. En ville, route, aéroport, chapiteau et stade sont attendus pour décembre, avant la Conférence des gouverneurs.

Connectez-vous pour sauvegarder et personnaliser
Matadi est le principal port de la RDC. L’encyclopédie Britannica le décrit comme l’un des plus grands d’Afrique centrale, et Forbes Afrique parle de « l’épine dorsale du commerce extérieur congolais ». À quelques mois de la Conférence des gouverneurs, cette ville du Kongo-Central est aussi devenue un grand chantier. Voici ce qui est annoncé pour le port, l’aéroport et les équipements de la ville.
Un port à la limite de la navigation maritime
Matadi se trouve à l’extrême ouest du pays, sur le fleuve Congo, au pied des monts de Cristal, à environ 150 km en amont du port atlantique de Banana, selon Britannica. C’est le point le plus éloigné en amont que les navires océaniques peuvent atteindre : au-delà, des cataractes empêchent la navigation.
Le nom de la ville vient d’un mot kikongo qui signifie « pierre ». En 1879, l’explorateur Henry Morton Stanley y a ouvert un poste de traite.
Un chemin de fer pour rejoindre l’intérieur
Pour relier ce port à l’intérieur du pays, la première ligne ferroviaire du Congo a été construite entre 1890 et 1908, entre Matadi et Léopoldville, l’actuelle Kinshasa, située à environ 338 km, écrit Britannica. Depuis plus d’un siècle, Matadi est ainsi le point de départ de la voie qui mène les marchandises débarquées vers la capitale.
Un terminal à conteneurs en modernisation
Dans une analyse publiée le 24 avril 2026, Forbes Afrique indique que la modernisation du terminal à conteneurs de Matadi a été confiée à Eiffage, pour un budget d’environ 100 millions d’euros. Les travaux visent à agrandir les quais et à renforcer les plateformes logistiques.
Le magazine estime par ailleurs que les revenus du port sont passés de 60 à 95 millions de dollars en 2023, portés par la hausse du trafic de conteneurs. Il évoque aussi le projet d’un port en eau profonde à Banana, distinct de Matadi.
Une ville en chantier avant la Conférence des gouverneurs
Le 6 juin 2026, MediaCongo annonçait le début des travaux d’un grand chapiteau derrière le bâtiment du gouvernorat, en prévision de la Conférence des gouverneurs prévue en décembre à Matadi. L’information vient de la cellule de communication du gouvernorat. Le chapiteau doit d’abord accueillir les travaux de la conférence, puis devenir une salle pour les grands événements de la province. Le projet comprend aussi le bétonnage de la voirie autour du site, de l’immeuble Dragage au quartier Damar. Les travaux sont confiés à l’Agence des travaux publics du Kongo-Central.
Le 27 août, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a relancé à Matadi la « caravane infrastructurelle », rapporte MediaCongo dans un article du 2 septembre. Le premier chantier est la réhabilitation de la route d’accès de 3,6 km à l’aéroport de Matadi-Tshimpi. La piste doit aussi être modernisée et un pavillon VIP construit. L’entreprise CREC 7 s’occupe de la route, WASICONGO de la piste et du terminal. La fin des travaux est annoncée pour décembre, avant la Conférence des gouverneurs.
Le ministre a également visité le stade Lumumba, dont la construction est à l’arrêt depuis plusieurs années, selon le même média. L’aire de jeu, un écran géant et la pelouse synthétique sont déjà en place, et les routes d’accès sont en cours de travaux. Le gouvernement s’est engagé à terminer l’ouvrage.
Ce que cela change pour le Kongo-Central
Le port de Matadi reste la porte d’entrée maritime du pays, et son terminal à conteneurs est au cœur d’un projet de modernisation chiffré à environ 100 millions d’euros. En ville, route, aéroport, chapiteau et stade ont une même échéance annoncée : décembre.
Cette date servira de repère. Elle permettra de vérifier si les chantiers lancés cet été seront prêts à temps pour accueillir la conférence, et si les équipements resteront utiles aux habitants du Kongo-Central une fois les gouverneurs repartis.





