« Free Congo » : quand Lewis Hamilton parle de la RDC en évoquant la F1 au Rwanda
Sept fois champion du monde, Lewis Hamilton s'est réjoui du retour de la Formule 1 en Afrique, avec un Grand Prix prévu au Rwanda. Mais le pilote Ferrari a aussi appelé à « libérer le Congo, le Soudan, la Syrie et la…

Le sport mécanique s’invite dans le dossier congolais. À Austin, aux États-Unis, à quelques jours du Grand Prix des États-Unis, Lewis Hamilton a salué le retour de la Formule 1 sur le continent africain, tout en glissant un message sur la RDC, rapporte Actualite.cd.
Le contexte : le 13 octobre, la F1 a annoncé un accord de dix ans avec le Rwanda pour un Grand Prix à Bugesera, à environ 40 km de Kigali, selon Sporza et Crash.net. Le circuit reste à construire et la course est attendue au début des années 2030, sans date officielle confirmée. Ce sera le premier Grand Prix africain depuis celui d’Afrique du Sud, en 1993.
Hamilton, sept fois champion du monde et pilote Ferrari, a répété qu’il plaidait depuis de nombreuses années pour une course en Afrique. Selon RaceFans, il estime que le Rwanda est « un endroit qui mérite d’avoir un Grand Prix ».
Mais il a aussi appelé à la prudence : il faut aborder le sujet « avec humilité ». Il a reconnu avoir vu les critiques, en précisant qu’en tant que sportif il ne choisit pas les destinations des courses, selon Actualite.cd. Il a regretté qu’on ne lui ait jamais rien appris sur l’Afrique à l’école en Angleterre et a évoqué les conséquences du colonialisme.
Sa conclusion a retenu l’attention : il faut, a-t-il dit en substance, s’assurer de pousser pour « libérer le Congo, le Soudan, la Syrie et la Palestine ».
Pour les Congolais, l’enjeu est connu. Actualite.cd rappelle que le M23 a pris Goma en janvier 2025 puis Bukavu en février 2025, que l’ONU a fait état d’un soutien militaire rwandais au M23 et que Kigali le dément, invoquant la menace des FDLR. Selon RaceFans, Amnesty International estime que les abus du M23 « peuvent constituer des crimes de guerre ».
Kinshasa avait déjà réagi à ce projet. Toujours selon RaceFans, la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, avait dit l’an dernier à Stefano Domenicali, patron de la F1, qu’une course au Rwanda serait « moralement indéfendable ». De son côté, Sporza rapporte que des organisations de défense des droits humains accusent régulièrement le pouvoir rwandais de sportswashing, c’est-à-dire d’utiliser de grands événements sportifs pour soigner son image.
Une star mondiale peut-elle faire avancer la cause congolaise, et le sport doit-il se mêler de politique ? Donnez-nous votre avis en commentaire.
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