Blocage du fonctionnement des institutions étatiques : la CENCO interpelle la coalition au pouvoir

Cenco

Dans une déclaration intitulée : ” Peuple Congolais, ne nous laissons pas voler notre souveraineté”, les évêques membres de la conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) ont brossé un tableau sombre de la République démocratique du Congo dans plusieurs domaines de la vie marqué par la régression de l’économie, les massacres perpétrés dans la partie orientale de la RDC, les conflits communautaires de la zone de Minembwe, l’impossibilité de la cour constitutionnelle d’exercer sa mission, l’indifférence des acteurs politiques pendant que le pays est au bord de la faillite ainsi que l’absence du consensus autour des réformes électorales.

Les prélats catholiques accusent les alliés de la coalition au pouvoir de bloquer le fonctionnement des institutions étatiques suite à leurs querelles intestines.

Ils estiment que la paralysie de la coalition affecte et infecte tous les secteurs de la vie nationale.

” Compte tenu du blocage politique et économique que connaît notre pays, les efforts entrepris tels que la gratuité de l’enseignement de base, et le début de la régularisation de la paie des enseignants, risquent d’être anéantis”, craignent les princes de l’église.

Face à cette situation, les prélats catholiques appelent la population congolaise à rester vigilante sur le respect de la constitution notamment les articles verrouillés ainsi que sur l’indépendance réelle du bureau de la CENI et de la magistrature.

Dans cette déclaration lue par le secrétaire général de la CENCO l’abbé Donatien Sholé, les évêques membres de la conférence épiscopale nationale du Congo lance un appel à la résistance contre la balkanisation de la RDC, le dépeuplement et l’occupation des terres par la cohésion nationale et le refus de la trahison.

” La R D Congo est notre terre, don béni, notre patrimoine inaliénable, et nous ne devons pas nous le laisser ravir”, insiste l’abbé Sholé.

Au delà de tout, la CENCO exige au gouvernement de faire une demande formelle d’institution d’un tribunal pénal spécial en RDC afin d’engager des poursuites contre les présumés responsables internes et externes , des milliers de morts et de victimes de violation massive des droits humains évoquée dans le rapport Mapping de 2010.

Lionel Kioni / CONGOACTU

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