Banque mondiale : La RDC reste l’un des pays les plus pauvres du monde.

La Rdc Pays Pauvres Du Monde.
La Rdc Pays Pauvres Du Monde.

a République démocratique du Congo (RDC) est le plus grand et l’un des pays les plus pauvres d’Afrique subsaharienne. En 2018, 72% des 86,97 millions d’habitants du pays vivaient dans l’extrême pauvreté avec moins de 1,90 dollar par jour, selon la Banque mondiale .

Alors que le taux de pauvreté du pays a légèrement baissé au cours des deux dernières décennies, en particulier dans les zones rurales, la RDC reste l’un des pays les plus pauvres du monde. Selon les données de la Banque mondiale , la croissance du PIB a chuté à la fin des années 1980, atteignant un creux de -13,5% en 1993, mais a depuis augmenté globalement jusqu’à atteindre un sommet en 2018 à 5,8%.

L’instabilité politique depuis les années 90 a entravé la croissance économique du pays. En effet, le pic du PIB peut refléter les événements de décembre 2018, lorsque le président de longue date Joseph Kabila a été remplacé par Antoine Tshisekedi Tshilombo après 18 ans au pouvoir. Le taux de croissance du PIB en 2020 s’établit à -2,2%, reflétant la situation économique mondiale plus large causée par la crise de Covid-19, mais les projections de la Banque mondiale indiquent un rebond à 3,5% en 2021.

Les ressources naturelles apporteront-elles des IDE en RDC?

La RDC bénéficie de ressources minérales naturelles, propulsant un secteur minier qui a toujours attiré les plus hauts niveaux d’IDE du pays. L’énergie (en particulier l’hydroélectricité), les infrastructures et les télécommunications sont également des secteurs importants pour le pays. L’Afrique du Sud, la Belgique et la Chine sont les principaux investisseurs de la RDC, selon le Rapport sur l’investissement mondial 2020 de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) .

À partir de 2006, la RDC a connu une augmentation régulière des investissements étrangers, principalement dans le secteur minier, qui a culminé entre 2010 et 2012. En 2010, les entrées se sont élevées à 2,9 milliards de dollars, diminuant régulièrement pour atteindre 1,48 milliard de dollars en 2019, selon la CNUCED.

Les investissements directs étrangers (IDE) pourraient contribuer à réaliser le potentiel minier du pays pour les diamants, le cuivre, le cobalt, l’or et l’uranium, qui est largement inexploité. Cependant, les IDE dans le pays restent en déclin, les flux financiers entrants étant plutôt soutenus par les envois de fonds personnels étrangers, qui représentaient 3,59% du PIB en 2019, selon la CNUCED.

Outre la situation politique instable de la RDC, les investisseurs étrangers sont confrontés à un climat des affaires médiocre, avec des problèmes tels que la corruption et des processus administratifs complexes. De plus, en 2018, le code minier du pays a été modifié, augmentant les taxes et exigeant au minimum 10% de propriété locale de toute société minière opérant dans le pays, ainsi que de sévères restrictions à l’exportation de minéraux non transformés en vertu d’un nouveau permis minier.

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